Les Britanniques ont eu l’occasion de se lancer dans les recherches sur la photographie « animée » très tôt, mais jusqu’en 1927, le cinéma anglais n’était pas reconnu internationalement. En effet, déjà en 1895, apparaissait leur premier instrument pour filmer et projeter. Découvrez ici l’évolution de l’Angleterre sur le plan cinématographique.

La grande Bretagne : l’un des précurseurs du film contemporain

Tout a commencé en 1895 lorsqu’Eadweard Muybridge, William Friese-Greene, Birt Acres et Robert William Paul ont mis au point un projecteur et une caméra. Des outils dont se serviront les premiers réalisateurs. L’année suivante, on assistera aux premières représentations payantes en salle à Londres. Malheureusement, malgré ses aspects enchanteurs, il sera très vite l’objet d’une contradiction dans laquelle il s’épanouira.

Les grandes figures marquantes du cinéma anglais

Au départ, on ne pouvait pas faire de distinction entre cinéastes, réalisateurs et producteurs. Généralement, la même personne assurait ces rôles. Ils apprenaient d’eux-mêmes et ne dépendant de qui que ce soit contrairement en France ou les patrons ne permettaient pas à leur collaborateur de prendre des initiatives personnelles. Ce qui ne facilitait pas l’éclosion du cinéma.Du côté des Britanniques, le réalisateur George Albert Smith a fait une découverte marquante qui a conduit au langage cinématographique (découpage et plans). Il réalisera en 1900 en collaboration avec le réalisateur anglais James « Williamson Grandma’s Reading Glass ». Dans ce film, il expérimente le premier montage dramatique et réalise les premiers « gros plans » et « plans subjectifs »Bien avant eux, le cinéma anglais a connu William Kennedy Laurie Dickson et William Heise qui avaient réalisé les premiers films de 30 à 50 secondes tournés aux États-Unis.

Les difficultés

L’un des plus grands problèmes auquel sera confronté le cinéma britannique, c’est la concurrence américaine. En effet, ces derniers n’ont pas eu besoin de beaucoup de temps pour impressionner le public et s’imposer sur le marché anglais. Les autorités mettront en place un système de quotas pour venir en aide à l’industrie cinématographique.La conséquence, c’est que durant les années 30, on connaîtra donc un regain de prestige du cinéma anglais surtout à l’extérieur du pays. Mais ça n’aura été qu’une courte victoire. On assistera par la suite à une fuite des talents vers Hollywood qui les séduira de par ses gros budgets et ses promesses de notoriété internationale.

L’époque du Quota Act

Le Quota Act est une disposition mise en place par le gouvernement en vue de réglementer la location des films tout en prévoyant la diffusion dans les salles d’un nombre minimal (30 %) de films nationaux. L’industrie cinématographique britannique connaîtra alors un essor pendant les années 1930 grâce à cette mesure.Mais après le début de la Seconde Guerre, la majorité des acteurs impliqués dans le cinéma anglais seront obligés d’aller poursuivre leurs rêves à Hollywood.Voilà l’essentiel à savoir sur la cinématographie anglaise. Elle a dû subir la concurrence de la part des Français, mais aussi des Américains. L’État britannique a fini par prendre des décisions pour corriger le tir, mais cela n’a pas duré. Aujourd’hui encore le film britannique peine à se relever.